Dyki Dushi

         Compagnie suisse romande de création, transmission,          production, médiation et recherche en spectacle vivant                    

 

"Le théâtre pour expérimenter non seulement l'humain, mais ses interactions possibles avec son environnement. Relationnel, spatio-temporel, émotionnel ou encore physique. Le théâtre pour explorer la complexité de l'être, au-delà des frontières. Frontières géopolitiques, frontières artistiques, frontières intérieures. Décloisonner pour mieux se positionner. Sortir de la zone de confort pour mieux sentir ses limites, en comprendre leur nécessité ou leur présence désuète. Enfin, le théâtre pour préserver la beauté. Terme subjectif, mais valeur essentielle d'une humanité unie, tolérante et bienveillante. Toujours avec une touche de poésie, une touche d'humour et une écoute de l'instant présent. Le théâtre, une expérimentation de la notion de liberté, de pair avec une certaine forme d'humilité. Face à soi, face à l'autre, face à la vie."

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DĂ©couvrir un auteur : Jean-Jacques Varoujean

Partenariat avec le collectif parisien L'Escalier4

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– C'est quoi un auteur dramatique?
– C'est un type qui va à la découverte de ce qu'il y a, en l'homme, de plus grand que l'homme.

Et qui le découvre.

                                                                              Jean-Jacques VAROUJEAN

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Né en 1927 à Marseille, Jean-Jacques Varoujean est décédé à Paris le 2 avril 2005.

 

"Je suis né par hasard à Marseille. Lorsque mon père est arrivé à Marseille, après avoir échappé aux massacres arméniens, il a dû, pour une raison de passeport, renoncer à son projet américain, il a choisi de s'arrêter. Important comédien, il a recréé là une troupe d'amateurs en langue arménienne. J'y disais des poèmes en lever de rideau. Puis, à Paris, j'ai découvert mon père jouant les classiques traduits. Jusqu'au lycée, Molière et Shakespeare ont été pour moi des auteurs arméniens... Mon père s'appelait Joseph Ouzounian. Un nom que je me refuse à porter comme auteur parce que c'est un nom "traduit en turc", par autorité des occupants de mon pays."

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le collectif l'Escalier4, basé à Paris et co-géré par la comédienne et metteure en scène Sandrine Fourlon et le photographe et réalisateur Fabien Hémard travaille principalement à la création des oeuvres de Jean-Jacques Varoujean : Des Harengs Rouges (Avignon Off 1998) ; La Voix et le Mouvement (Carte Blanche Beaumarchais/SACD 2001), Studio-théâtre de la Comédie Française et CDN du Campagnol ; Sans Frontière (Institut Français/Année de l’Arménie 2007), Théâtre de Cachan et Théâtre du Rond-Point... Sandrine Fourlon a longuement travaillé de façon rapprochée avec Jean-Jacques Varoujean. Elle a pu saisir la finesse, la profondeur et la liberté offertes dans ses écrits et les transmettre dans ses ateliers et mises en scènes. 

 

Le temps d’un projet, des artistes se réunissent au sein de L’Escalier4 Collectif  pour investir divers espaces (salle de spectacle ou d’exposition, lieu désaffecté, galerie d’art...) et y créer, à partir de textes inédits, des dispositifs artistiques multiples, composés de performances d’acteurs, d’installations vidéo, photo, design son/lumière, body painting live, musique live...

 

L’Escalier4 travaille en partenariat avec des structures basées à l'étranger. Des résidences ont notamment été données en Macédoine, à Skopje, avec le festival de théâtre international SkupiFestival ainsi que l'école de cinéma ESRA. À Paris, L'Escalier4 organise depuis 2003 les workshops de l'Actors Studio NYC avec Elizabeth Kemp et Andreas Manolikakis. Le Collectif développe sa propre méthode de direction d'acteurs, inspirée des échanges et collaborations avec Jean- Jacques Varoujean et l'Actors Studio NYC (Andreas Manolikakis et Elisabeth Kemp).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

« Il y a, en chacun, quelqu'un de plus grand, que l'on ignore. Les mots ne sont que mécaniques. Il faut lutter, nous le savons aussi, contre la destruction par l'argent ou à coups de bulldozer, de l'homme : lutter, nous le savons bien, contre cette sottise qui engendre toutes les formes de perversion, d'intolérance, d'incompréhensions. Le théâtre rend possible l'approche, au plus près, de cet "ailleurs où est la vie" dont parlait Rimbaud. Mais, plus encore, il peut faire un choix humain qui, de ce fait, deviendrait un acte politique. Le théâtre, tout comme le feu, doit broyer, purifier ou tuer. 

 

Quid de l'homme ? Quid de ce monde ?... Il ne faudrait pas que l'on en arrive, un jour, à poser ces questions pour avoir isolé l'homme et le monde,

comme on isole un virus, c'est-à-dire ayant commis la faute irréparable de les séparer du théâtre.


Quant à ma biographie, elle se résume ainsi : Je suis vivant de la vie de milliers d'âmes mortes, celles d'enfants à qui on a ôté la vie avant l'heure par la violence. Ce sont eux qui sont en moi. Par là seulement je suis encore un être quelque peu nécessaire... J'ai donc, je le sais maintenant, travaillé jusqu'à ce jour par la grâce de ceux qui ont opéré en moi. Eux, disparus sans être apparus. Sortis du néant pour être aussitôt anéantis. Passés de la non-existence à la mort, par le droit fil de l'épée. Comme si la naissance elle-même mourait. Ma biographie, c'est la leur, exterminés au cours du génocide des Arméniens en 1915. »

Création en cours 2022/2023

Presque des Secousses
d'après "Pour trois femmes (seules)" de Jean-Jacques Varoujean

Equipe de création 

Texte : Jean-Jacques Varoujean

Adaptation et mise en scène : Sandrine Fourlon

Co-direction d'actrices : Madeleine Bongard et Sandrine Fourlon

Costumes : Marie Rose Lezzi

Création lumière : Virginie Henry Jagger

Vidéo teaser : Fabien Hemard

Presque des secousses met en lumière les univers de deux femmes, Marguerite et Frédérique. Le spectacle aborde le sujet de la condition humaine face à la mort et à la douleur pour montrer la force du vivant résultant de ces épreuves : le désir, la beauté, l'envie, l'amour, la joie, le plaisir… Les deux personnages de Presque des Secousses vivent, chacune face aux spectateurs, un moment de leur vie où tout leur est repris. Marguerite, jouée par Sandrine Fourlon, se retrouve dans le coma suite à un accident de voiture ; Frédérique, jouée par Madeleine Bongard, vient de perdre l'amour de sa vie, d'un arrêt cardiaque. « Presque des Secousses » n'est ni une tragédie, ni une comédie. C'est… la vie ! Deux témoignages uniques mais au propos universel, mis en mots de façon sublimement vraie, crue et poétique par Jean-Jacques Varoujean. Un spectacle dont la catharsis émotionnelle vient interroger au plus profond de soi : en fait… comment je vais, moi ? Oui, comment allons-nous ? Et… que pouvons-nous faire pour aller bien ?